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A.J. Crime
30 Janvier 2015, 16:48
On sent bien la patte du King.
A.J. Crime
30 Janvier 2015, 16:46
Bonjour,

Une proposition d'admission au groupe écrivains / bétalecteurs. Si les membres encore présents sur le forum n'y voient pas d'objection, je me ferai un plaisir d'accueillir Leia dans le groupe.

Motif : a dessiné la possible couverture du tome 2 de dispergerum antecessors.
A.J. Crime
27 Janvier 2015, 21:25
Tu rigoles... c'est mort depuis que tu ne viens plus.
A.J. Crime
11 Janvier 2015, 13:47
Ça reste sympa... l'action déroule tout du long des saisons et il y a un vrai suivi des personnages. Des surprises, mais des grosses surprises... un seul petit défaut, le besoin d'en faire toujours plus se ressent tout de même un peu.
A.J. Crime
02 Janvier 2015, 13:30
Y a toujours une marge de progression... il suffit juste de réussir à combler le fossé qui nous en sépare.
A.J. Crime
01 Janvier 2015, 13:44
Une bonne année 2015 à tous les membres du forum... même ceux que l'on ne voit plus.

Qu'elle vous apporte tout ce que vous souhaitez en plus du reste et tous mes voeux.
A.J. Crime
27 Décembre 2014, 21:00
Bien, résultat du passage de mes nouvelles au Cordial, il s'avère que les plus anciennes nécessitent une quasi réécriture et que les plus récentes auraient vraiment besoin d'un rafraichissement. Bref, il y a encore beaucoup de travail avant que ce recueil voit le jour.

L'ouvrage sans cesse remis sur le métier.
A.J. Crime
23 Décembre 2014, 17:44
Oui, c'est déjà essentiel.
A.J. Crime
12 Décembre 2014, 16:35
Joyeux anniversaire soeurette,

A bientôt pour de plus amples aventures.
A.J. Crime
09 Décembre 2014, 22:43
Joyeux anniversaire Notsil, j'espère que nous découvrirons de nouveaux textes (hors SW) dans l'année à venir.
A.J. Crime
30 Novembre 2014, 9:40
Joyeux anniversaire Elysae,
A.J. Crime
27 Novembre 2014, 20:06
Bon les photos sont sur FB et Twiii...

C'est sympa les festivals... mais il y a les têtes de série et avec nos petits bouquins on a du mal à vendre un exemplaire. Ça permet de revoir des collègues auteurs ou éditeurs, et de découvrir les rouages de la chaine du livre de l'intérieur. Expérience enrichissante et sympathique des gens plus ou moins charmants (suivez mon regard et direction du stand du prix Goncourt), de belles rencontres malgré une journée quelque peu ennuyeuse.
A.J. Crime
14 Novembre 2014, 20:44
Bonsoir,

D'une conception beaucoup plus récente, ce début de roman est plus proche du premier jet que d'une version finale. Elle a le privilège d'avoir profité dès les premières lignes de l'expérience acquise au cours du long processus d'écriture ayant conduit à la réalisation de Dispergerum antecessors tome 1 et 2.

J'espère que vos commentaires seront à la hauteur de mes espoirs. Mais je reste ouvert aux critiques, si je me suis trompé autant que je le sache tout de suite. Avant d'entrainer mes lecteurs et avant cela mes bétalecteurs dans une promenade spatiale au travers de l'espace intergalactique à la découverte d'une nouvelle société extra-humaine.

Place au texte, n'est ce pas ce qui vous intéresse plutôt que de m'écouter blablatter sur ses origines.


L’espace des Égells



D’A.J. Crime











Prologue





Depuis l’arrière-salle, j’observais les étudiants. Les adolescents, l’avenir de la société, prenaient place dans l’amphithéâtre, réminiscence d’un lointain passé désuet. J’appréciais tout particulièrement cette pièce aux relents de poussière, de vieux livres, de bois usés qui exhalaient une douce odeur de vernis. Ils entraient ici pour la première fois. La majorité fronçait le nez, peu habituée à ces fragrances dans notre société aseptisée, numérisée, robotisée, universelle, conquérante et étendue jusqu’aux confins de l’univers. Ils avaient sûrement dû entendre les commentaires des étudiants plus anciens à propos de mes cours et de celui qui les dispensait : « Un vieux dragon hante la caverne tout au fond du couloir de l’aile Nord ». Quelques preux chevaliers cherchaient le monstre du regard.

J’accordais toute ma confiance aux anciens pour oblitérer de leurs souvenirs les longues heures passées ici à écouter béatement mes histoires des temps anciens. Régulièrement, il m’en revenait certains, parfois pas des plus attentifs, pour entendre de nouveau mes longs discours, monologues surannés, dépoussiérés, ressuscités. Je ménageais toujours du temps pour les controverses et l’échange, afin que chacun débatte et approfondisse les points de vue forgés par l’histoire. L’ouverture d’esprit est ma règle de vie.

« Le temps passe, des civilisations s’effondrent, d’autres naissent, mais les étudiants seront toujours des étudiants. » Ceux-là s’installaient dans un brouhaha intolérable de discussions, d’invectives, de joutes verbales, de semelles traînantes et posaient leur matériel avec fracas. Je souriais, seul dans la pénombre de l’arrière-salle. Comme un éternel recommencement, je savais que dans moins d’un trimestre, ils entreraient dans ma cathédrale de papier à voix basse, s’installeraient en silence, attendraient patiemment mon entrée pour boire les connaissances que je tenterais de leur inculquer de gré ou de force. Ainsi allait ma vie, mais le moment de l’introspection n’était pas encore venu.

Je guettais les réactions des premiers rangs : les yeux s’écarquillaient et les moqueries fusaient à mon égard. Devant eux, et à coup sûr pour la première fois, un document imprimé sur du papier reposait à chacune des places bientôt occupées. Ces documents possédaient une valeur dont ils ne prendraient pas tout de suite conscience. Presque des objets de musée que j’éditais moi-même depuis plus de trois-quarts de siècles au prix d’un entretien coûteux de ma vieille imprimante au format oublié au fond des âges. Trouver du papier constituait aussi une gageure ; j’en fabriquais dans un laboratoire de l’université.

Le titre évocateur du support se composait ainsi : « Géopolitique par l’histoire ». Vaste sujet s’il en fut. Bien plus qu’un simple résumé des leçons, il remplirait mes questionnaires. Mon cours édulcorait le fascicule d’exemples et de détails historiques qu’ils devraient mêler à leurs réponses. L’exercice paraissait difficile de prime abord, un bon pourcentage prendrait une raclée aux premiers partiels. Ils suivraient les mêmes chemins que leurs aînés et tireraient la substantifique moelle de l’apprentissage dispensé par mes soins. Ils l’ignoraient, pour le moment, mais au fil des mois ils réfléchiraient au-delà de leurs esprits étriqués. J’exigeais jusqu’aux fondations de l’âme. Conceptualiser l’inconscient prendrait du temps mais la leçon ouvrirait pour eux des horizons nouveaux, accoucherait d’esprits pointus, éveillés et supérieurs aux standards de l’imperium.

Je me plaisais à observer ce mélange harmonieux d’espèces pour la plupart humanoïdes qui remplissaient les bancs de cet amphi. Ils se répandaient comme une marée colorée dont aucune vague ne ressemblait à la précédente. Majoritaires, les humains occupaient toujours l’espace central, les autres se répartissaient autour, rassemblés en clans bien distincts. Ils respectaient systématiquement les mêmes schémas et s’organisaient tout autour de l’animal super prédateur de notre bonne Terra.

Afin d’enrichir mes études, j’avais parcouru de nombreuses planètes, systèmes stellaires, étoiles et galaxies éloignées ; comment apprendre l’histoire et l’inculquer à des ignares si l’on a rien vu de son existence ? « L’histoire se vit partout où elle s’est déroulée », me rabâchait mon meilleur mentor. « L’histoire est une profession de foi », ajoutait-il lorsque nous posions le pied dans une nouvelle université, école ou lieu de savoir. J’y ai toujours observé cette constante, les Hommes s’asseyaient au centre de la pièce, laissant graviter autour les espèces que l’imperium avait rassemblé sous une bannière commune. Je m’employais chaque année à briser ce fait remarquable pour les mélanger.

Tous mes élèves connaissaient le planilang, langage universel prononçable par la quasi-totalité des espèces découvertes à ce jour. Pourtant, ils discutaient tous dans leur langue maternelle, échangeant le moins possible avec les autres. Une joie intense réchauffa mon organisme, cela aussi changerait bientôt. Premier pas vers la compréhension d’autrui, point sur lequel je basais la majeure partie de mes premiers sermons, si je pouvais les appeler ainsi. L’interconnexion et la communication symbolisaient, je les en convaincrai, la base d’un univers stable, efficace, équilibré et paisible.

Pour le moment, mes ouailles prenaient place, se rapprochant sans le savoir de notions qui renverseraient tous leurs préjugés. J’attendais patiemment qu’ils s’assoient et commencent à s’intéresser au fascicule, que leurs mains en prennent la pleine mesure, tâtent ce support déconcertant. Les uns se moquaient, les autres s’interrogeaient, tous pensaient changer d’époque. Les élèves regardaient mon travail sous toutes les coutures, le soupesaient, l’exploraient de tous les sens dont la nature les dotait. Avant d’ouvrir la boîte de pandore et de commencer à lire.

C’était l’instant fatidique que choisissait le vieux dragon pour investir son antre.

Vêtu à la mode d’antan, variant les tenues au gré de mes caprices, je me complaisais à exposer le passé, l’ancien, le périmé. Ainsi, ils voyaient une preuve vivante des temps écoulés, disparus, enfouis sous la terre de l’oubli collectif. Mes cheveux blancs et hirsutes auréolaient ma tête d’une touffe brillante et bleutée sous l’éclairage blanchâtre des géomimétiques froids. Une barbe grise tombait de mes joues sur le haut de mon torse. Les poils, torsadés, suivaient le rythme des vagues que j’imposais à grands coups de brosse d’écaille en un mouvement fréquent ou occasionnel mais répété tout au long des jours. De lourdes lunettes - encore un objet disparu depuis des lustres, comme la brosse d’ailleurs - couvraient mes yeux déficients légèrement bridés, sombres comme de la bakélite.

Ma voix râpeuse et forte résonnait alors dans l’amphi par-dessus le brouhaha. J’utilisais sciemment le sujet d’une de mes leçons pour en étonner plus d’un : l’acoustique des théâtres grecs.

- Silence ! Silence !

À cet instant, seuls les échos de ma voix me répondaient. Le souffle coupé, les élèves me suivaient des yeux alors que je rejoignais le pupitre. Une fois installé, sans micro ni système vocalisateur pour me faire entendre ou écouter, je m’exprimais d’une voix mesurée. Elle se répandrait sans peine jusqu’aux derniers rangs. Le mythe voulait que les premières semaines passent avant que mes élèves comprennent, grâce aux grecs, que ce dragon là ne possédait aucune magie.

D’un regard d’aigle, scrutateur et inflexible, je balayais les gradins. Les géomimétiques de bureau projetaient des flaques de lumières aux couleurs variées pour répondre aux besoins de chaque organisme. Le patchwork me ravissait systématiquement, mais je n’en montrais rien. Mon aspect terrifiait ces jeunes personnes malléables. Ils apprendraient à connaître le vieux dragon de l’aile Nord, je n’avais jamais brûlé personne, ni dévoré qui que ce soit, mais mes leçons se gravaient au fer rouge, indélébiles.


*******



- Je suis monsieur Kerjk ! mon premier discours commençait toujours ainsi. Je suis né dans la galaxie des Égells, j’ai déjà repéré leurs augustes descendants dans cette assemblée. Avec moi et dans cette magnifique pièce vous suivrez pendant de nombreuses heures votre formation de géopolitique. Nous apprendrons à nous connaître au fur et à mesure que nous explorerons les méandres du passé. Vous ne pourriez prétendre maîtriser les crises futures sans posséder des bases solides sur ce qui enfanta notre civilisation actuelle. Vous maîtrisez déjà l’ère galactique, je vous informerai sur tout ce qui se passa avant que nous connaissions la plus grande partie de l’univers.

« Les fascicules sur vos bureaux sont bien imprimés sur du papier. La plupart d’entre vous n’en ont encore jamais vu ni touché, hormis dans des simuvids. Ce format représentait pourtant le standard du vingtième siècle pré-imperium. Prenez-en grand soin, ils constituent des œuvres d’art à part entière et coûtent, de ce fait, une petite fortune. Bien que chaque page soit numérotée et supporte une date… j’y ai adjoint des systèmes anti contrefaçon. Vous ne les utiliserez que pour vos révisions ou vous imprégner des notions que je développerai par l’histoire devant vous. Gardez-les précieusement, toutes les réponses aux partiels y ont été inscrites. Il est en outre évident que ceux qui maîtriseront les mises en situation ainsi que les détours de l’histoire y trouveront leur compte de points.

« J’attends de vous que vous participiez activement aux débats que j’entretiendrai sur les causes qui engendrèrent l’Imperium. « L’histoire s’écrit au rythme des vies ordinaires », disait un philosophe. D’où l’intérêt de bien appréhender le « comment » et les « pourquoi » de chacune des crises passées afin d’en tirer les enseignements qui vous permettront de décrypter les situations à risques dans les actes de tous les jours. L’humanité manqua de s’effondrer à plusieurs reprises – Je tendais alors un doigt rageur vers les gradins. – et c’est sur vos épaules qu’un jour reposera la stabilité de l’univers tout entier ! VOS décisions emporteront des millions d’individus, quelle que soit leur espèce, dans des conflits destructeurs, des guerres dévastatrices, la famine, la folie et le suicide, ou encore vers l’allégresse, le dépassement de soi, l’art reflet de l’âme, la richesse et la paix. »

Un silence lourd s’abattait dans l’amphithéâtre, aucun chuchotement, aucune feuille froissée. Je suivais de loin les rouages de leurs esprits analyser mes paroles, trouver des sens cachés, accepter mes arguments puis les réfuter. Immobile, les yeux baissés, j’attendais, comme perdu dans mes pensées.
Les premières années où je mis en place cette diatribe, je réfléchissais intensément au reste de mon discours, me persuadant que je n’oublierais rien comme les plus grands orateurs des millénaires défunts. Avec l’habitude, le passage des saisons, le renouveau des promotions, j’apprenais par cœur mon discours, guindé. Sur la fin, je ne le connaissais plus ; je le vivais, trouvant les mots justes à la moindre réaction de mon public pour en relancer la réflexion, la surprise, la critique, l’étonnement. Silencieusement, reclus, avec une régularité de métronome, je comptais. Les enfants détournaient alors le regard, cherchaient un appui chez leurs voisins, se souriaient. À des souffles s’ajoutaient des voix, je les écoutais, en retrait, échanger les fruits de leur pensée comme si je n’existais plus, pris dans les glaces de l’âge et de ma conscience.

« Il faut toujours garder un œil sur le dragon qui dort ». J’attendais que reprenne le bruit des conversations.

Par surprise, ma voix tonnait :

- Le vingt et unième fut le siècle du bruit !

En règle générale, quelques centièmes de secondes suffisaient à reporter toute l’attention sur moi. Seul au milieu de la scène éclairée – comme Molière j’aurais voulu y mourir, rien n’est encore perdu – je captais de nouveau la frayeur, le frissonnement de leur essence. Mon cours commençait réellement :

- Et lorsqu’il y a du bruit, nous n’écoutons pas les messages tragiques que nos vis-à-vis tentent de nous faire parvenir. Voilà, la base de l’échec qui conduisit deux grandes puissances galactiques à s’affronter au risque de s’annihiler. Trop loin du siècle des lumières, et oublieux des valeurs de la vie, l’homme se confronta avec les fardeaux que ses ancêtres lui léguèrent. L’égells se tournait les pousses dans un univers de décrépitude qu’il croyait vide et dont le sens lui échappait après des millénaires de domination sans partage.

« Nos lointains aïeuls développèrent des technologies toujours plus pointues mais négligèrent l’environnement qui assurait la subsistance de la race dominante. Sans proie, le prédateur disparaît d’autant plus vite s’il détruit lui-même l’écosystème dont il se nourrit. L’Homme avait coutume de dire qu’il ne faut pas scier la branche sur laquelle il est assis. Première preuve qu’il ne suffit pas de bien savoir parler pour engendrer une société harmonieuse. Il est nécessaire de savoir agir, comprendre ses propres concepts et les appliquer sans faiblir, quoiqu’il en coûte.

« Le vingtième siècle de l’ère pré-Imperium vit exploser la population humaine. Multipliant leur population par six, s’obligeant ainsi à demander plus à la nature qu’elle ne pouvait fournir. Les Hommes de l’époque consommèrent sans compter, brûlant l’énergie bien plus vite que ce que dame nature offrait. Malgré des réactions politiques salutaires au début du vingt et unième, la Terre plongea dans le cahot et l’anarchie. Ils frôlèrent l’autodestruction qui les aurait plongés dans le gouffre de la préhistoire. Nous reviendrons rapidement sur cette période essentielle pour déchiffrer l’ère industrielle. Leur salut consista, en partie, à coloniser le système solaire, modelant des planètes pour y vivre en toute quiétude pendant que des guerres majeures abîmaient un peu plus l’effigie idéalisée de la planète bleue.

« Les balbutiements de la conquête spatiale et de l’expansion drainèrent l’énergie des peuples vers un but commun. Ils se persuadèrent qu’il faudrait un jour quitter définitivement Terra ; par la volonté, ils la sauvèrent. – Je levais de nouveau un doigt vengeur, impérieux. – VOUS devrez faire preuve d’autant de détermination dans toutes vos réflexions, dans vos décisions, vos actes. Il apparaît incontournable que vous compreniez les erreurs de vos illustres aïeux, que vous les viviez pour faire ce qui doit l’être, pour devenir les guides de toutes vos espèces. Chacune leur tour, elles s’illustrèrent par les bévues commises dans l’objectif de développer un mode de vie harmonieux.

« Et nous y verrons nombres de points communs : ignorance, despotisme, guerres, surpopulation, pollution, négligences, surexploitation, famine et déclin. Les maux des sociétés sont nombreux, vous en deviendrez les diagnostiqueurs. Vous aurez en charge d’être les artisans du bien-être de tous. Les maladies se doivent d’être soignées avant même d’apparaître, un organisme touché est un être qui meure.

« D’autres matières vous familiariseront avec les outils, les recettes et les médicaments qui vous permettront d’agir efficacement. Moi, je vais vous obliger à prendre du recul pour que vous assimiliez l’impérative nécessité de votre tâche. Par la compréhension intime des passés et des erreurs, vous deviendrez les chaînons indispensables à la bonne santé des sociétés auprès desquelles vous vivrez. »

Je laissais le silence investir mon amphi, mon espace de travail, le lieu des derniers bonheurs que l’existence m’offrait. Cet instant de calme choisi entre tous, je m’émerveillais de l’adhésion de tous ses visages tournés vers l’estrade. Ils me dévoraient du regard. Par expérience, je savais que nous passerions des moments difficiles. Le doute les envahirait, ils fléchiraient devant les obstacles. Il y en aurait pour baisser les bras. Ces brebis perdues ne s’égareraient pas sur le mauvais chemin, juste une prairie différente et souvent honorable.

Ceux qui mobiliseraient toutes leurs capacités pour apprendre, écouter, assimiler les connaissances prendraient la place des grands hommes qui les ont précédés. Fabriquer des chefs, de bons diplomates ou des guides, obligeait à passer par nombre de sacrifices. Les braves absorberaient tous les savoirs de l’Imperium avant de devenir les décisionnaires de demain. Je l’espérais chaque année, pour le meilleur.




Et voilà, à mon tour de vous écouter.

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A.J. Crime
10 Novembre 2014, 12:02
Je crains que la page n’existe plus... Tout le site renvoie une page vide... peut-être un probléme passager... Si non, y a ça, mais c'est moins sympa.

http://lesoufflenumerique.com/...-des-dialogues/
http://www.aproposdecriture.co...ues-du-dialogue
http://ecrire-et-senrichir.com/dialogue-regle-typographique/
A.J. Crime
10 Novembre 2014, 11:49
Pour le moment, la nouvelle organisation me plait bien... si vous avez des questions, suggestions pour faire évoluer la catégorie et ses sous-forums... n'hésitez pas !

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