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Devoir sur Gosciny

Maitre Tellur'N'al Tech
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  Lien vers ce message 12 Décembre 2009, 21:18
Biographie de Gosciny René

René Gosciny est né le 14/08/1926 à Paris. Il a ensuite vécu en Argentine suite au déplacement professionnel de son père. C'est d'ailleurs dans ce pays où il fit ses premiers textes dans le journal de son école française.
Le décès de son père, l'a forcé à trouver du travail, il a donc été aide comptable dans une petite entreprise de pneumatique, puis apprenti dessinateur dans une agence de publicité Argentine.

A 19 ans, la tête remplie d'espoir, il part en Amérique pour se diriger vers les studios Walt Disney sans jamais pouvoir en franchir la porte. Là, à New-York en 1948, il rencontre une bande d'amis dessinateur et travaille avec eux dans un studio de « Mad magazine » . Il y rencontrera « Morris » (dessinateur de Luky-Luke).
En 1951, il rentre en France pour diriger la branche parisienne de la « World Press » où il rencontrera Albert Uderzo.
Il se lance alors dans les scénarios où il trouve plus facilement l'inspiration que dans le dessin. Du simple fait qu'un scénariste gagne mal sa vie, il crée une foultitude de personnages et scénarios pour divers dessinateurs (Début d'une aventure qui durera toute les années 50).
Il aura l'oportunité de travailler avec Claude Moine (Eddy Mitchel) rédacteur en chef dans un magazine « Risque tout » en 1955.
En 1956, il est renvoyé de « World Press » pour avoir réalisé une charte des dessinateurs (il a été accusé d'avoir créé un groupement syndical pour réclamer des droits d'auteurs sur les dessins).
En 1956, et après l'épisode « WorldPress », il travaille au journal de Tintin avec 11 dessinateurs différents dont Franquin et Uderzo (avec lesquels il créa Oumpah-Pah) .
Il rencontre alors Jean Hébrard qui lui permet de créer la maison d'édition « Edifrance » et ainsi de lancer en 1959 le magazine « Pilote » où apparaitra pour la première fois « Astérix »
En 1962, il crée Iznogoud. Et grâce à la notoriété grandissante d'Astérix, il transforme le magazine « Pilote » en pépinière de jeune talent.
En 1964 il reçoit le Prix Alphonse Allais de l'humour.
Il sera en 1967 nommé Chevalier des Arts et Lettres.
Dans la fin des années 60 et début des années 70, il collabore à la réalisation de nombreux scénarios de films. Citons notamment le film « Le Viager » réalisé par Pierre Tchernia.
En 1972, il laisse la direction du magazine « Pilote » à Vidal.
Il monte en 1974 avec Uderzo et Dargaud les studios « Idéfix » qui réalisent des dessins animés (notamment ceux d'Astérix et Obélix toujours diffusés aujourd'hui).
Il décède le 5 novembre 1977 sans voir le film en cours de fabrication « La ballade des Daltons »,

On ne peut évoquer la vie de Gosciny sans parler de son œuvre.
Il a écrit:
26 albums d'Astérix et Obélix en collaboration avec Uderzo, qui ont été vendu à 300 millions d'exemplaires et traduit en 107 langues. De cette série sera issue 7 dessins animés et 2 films.
42 albums de Luky Luke en collaboration avec Morris qui ont été vendu à 300 millions d'exemplaires et traduit en 40 langues. De cette série sera issue plusieurs dessins animés dont « la ballade des Daltons » où il réalisera le doublage de « Joly-jumper ».
17 albums d'Iznogoud en collaboration avec Tabary.
5 livres du « Petit Nicolas » en collaboration avec Sempe.

Il a aussi participé à environ 10 autres albums.
Il a réalisé sur une période de 18 ans (1959-1977) 125 albums, à une moyenne de 8 albums par an soit un album en presque 2 mois.





Bien que connaissant la personne de Monsieur Gosciny, j'ai été impressionné, pour ne pas dire halluciné par la quantité de réalisation qu'il a réussi a aligné dans une durée au demeurant trop courte pour nous, lecteurs.
Avoir écrit en 18 ans, plus de cents vingt albums, avoir été capable de gérer des entreprises comme un magazine, des studios de réalisations, est une chose extrêmement impressionnante.
Pour arriver à un tel volume, allié à une telle qualité, il est évident qu'il devait être passionné, et très prolifique.

Le peu de chose que je sais de sa façon de travailler est issu d'internet ou l'on peut voir les divers interview qu'il a donné. On se rend compte qu'il adorait les calembours, qu'il était ferru de jeux de mot, de tournure de phrase parfois alambiquée.
On retrouve parfaitement ce plaisir qu'il avait de triturer les mots dans les textes de ces albums.
On prend plaisirs à relire, encore et encore les diverses tirades où l'on peut trouver somme de petit clin d'œil.

Sa façon de travailler est plus proche de celle d'un auteur de roman que celle que j'imaginai pour un auteur de bandes dessinés.
Lorsque l'on lit le synopsis de « Astérix et Cléopatre », on lit un livre, et on est assez loin d'imaginer qu'une bande dessiné va émerger de ce texte tellement la qualité des écrits est comparable à certains auteurs contemporains.
Sa transformation en scénario est plus, une approche pragmatique de ce qu'il a écrit dans le synopsis. On voit qu'il laisse les décors au bon soin du dessinateur bien qu'il lui arrive de les décrire dans le texte intégral.

Ce qui m'a le plus marqué chez Monsieur Gosciny, c'est plus les éloges qu'il recevait de ces collaborateurs, il savait être juste et droit à la fois comme auteur, mais aussi comme patron. C'était un grand travailleur, et je pense même que ce terme est trop léger pour désigner tous ce qu'il a réalisé.
Il fut et restera encore longtemps une personne qui a fait rentré la BD dans les foyers et sur la table de chevet des adultes. Il a inventé des nouveaux codes de fonctionnements qui sont maintenant adopté par d'innombrable auteurs.
Il est de ces hommes qui marquent leurs siècles, et à la fois par leurs travail, par leurs connaissances mais aussi par leurs passions.

Alors, je ne fait que des éloges, mais il me serait bien difficile de faire autrement, car j'aime les BD auquel il a participé et j'apprécie sa méthode de travail. De plus il n'y a rien à dire de désagréable sur un homme qui nous à apporter que de bon changement dans le domaine de la BD.
Certaine personne n'apprécierons pas son texte, d'autres préféreront les Comics Américain plutôt que les couvertures cartonnées de « Luky-Luke », mais on ne peut ignoré qu'il a donné à la BD un statuts à part entière.
Le plus étonnant, c'est que même les dessinateurs avec lesquels il a réalisé les séries les plus importantes de sa carrière, lui attribue tout le mérite de cette réussite.

Disons, pour le mot de la fin, que j'ai une grande estime pour les personnes comme lui qui ont réussi à faire avancer les choses positivement sans imposé leurs loi.
Ce fut un grand homme, avec les pieds par terre, les bras ouverts et la tête dans les bulles.








De la totalité des personnages qu'il a inventé, je ne pense pas sortir de l'ordinaire en disant que ceux que je préfère sont les gaulois.

Astérix et Obélix, est une série qui a connue une envolé impressionnante, elle est passée d'un statuts d'édition intimiste avec 6000 albums pour « Astérix le Gaulois » a un phénomène d'engouement national avec 1 millions d'exemplaires d « Astérix et les Normands » en 6 ans.

Ils ont bercés mon enfance.
Il est vrai que enfant on s'attarde plus sur les dessins et le fil de l'histoire que le fond du texte, mais, ce qu'il y a d'incroyable dans les albums d' « Astérix et Obélix » c'est qu'en grandissant on a autant de plaisirs à les relire car chaque pages est une redécouverte des textes et des images.

J'ai toujours autant de plaisirs à chercher les jeux de mots, et à relire les noms.
Je me demande encore comment, il pouvait trouver autant de noms avec des rythmiques identiques ayant une signification. Surtout que, cela semblait si naturel.


Je me souviens encore du plaisirs que j'avais a lire les BD le soir, en rêvant être des héros dans leurs styles, de pouvoir moi aussi, grâce à une potion magique, faire décoller mes romains.
Le plaisirs aussi de lire des histoires teintées de passage historique et de mélange contemporain.

Malgré, toutes les années passées à lire des Bandes Dessinés aux graphisme et aux textes complètement différents, j'ai toujours autant de plaisir à feuilleter les premiers tomes de cette série écrite par Gosciny et dessiné par Uderzo.

Malgré tout l'intérêt que j'ai pour cette série, je doit bien avouer que trouver des mots pour en parler est à la fois compliqué et difficile. En effet je ne pense pas que ce genre de sentiments puisse simplement s'exprimer par des mots et à moins d'être un écrivain émérite je ne saurais vous faire ressentir mon plaisir.

De manière général, j'aime les formes, les personnages, leurs tonalités et la simplicité des couleurs, j'aime aussi, les noms, les textes, les situations comiques et le banquet final.

Tout simplement.


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  Lien vers ce message 13 Décembre 2009, 21:06
bravo, belle explication de texte à la chaleur intimiste de ton appréciation.

C'est en effet un devoir très réussi. Tu as malgré tout très bien fait ressortir tes sentiments.


AJC pour vous faire rêver et trembler
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  Lien vers ce message 14 Décembre 2009, 9:00
Merci, j'ai mis environ 3 jours pour faire le tout quand même. pas évident de parler de quelqu'un que le ne connait que par des textes et des interprétations. Disons que cela m'aura permis de me pencher sur un exercice plutôt sympa du point de vue écriture.


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